20 janvier 2007
CHERCHEUR d'ART (4)
Il y a deux Histoires : l'Histoire officielle - menteuse -
qu'on enseigne aux Hommes,
eh puis l'Histoire secrète - où sont les véritables causes des événements -
qu'on enseigne aux Oiseaux...
(d'après Honoré de Balzac)
Charles 1er d'Angleterre
Ainsi le décor était-il définitivement planté... ya-vé-plu-k, comme dirait l'autre ! Plus qu'à retrousser ses manches, endosser le carrick et la pèlerine, et partir sur les chemins chaotiques et tortueux de l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements... par chance, une vieille devise familiale : Nec aspera terrent... était également la devise des grenadiers de la principauté de Hanovre : et quand on sait les liens qui unirent cette principauté à la couronne d'Angleterre, cela était plutôt de bonne augure pour mon périple à venir ; de fait cette devise fit pour moi mieux qu'aurait pu le faire la méthode Coué (NDLR : rien à voir avec le présentateur de TF1, est-il utile de préciser !). A présent, plusieurs pistes s'offraient à moi, carte en main : la première était celle de l'enquête de proximité... dans les archives familiales et nationales pour essayer de retrouver la traçabilité généalogique de cette histoire ; la deuxième était celle de l'enquête policière à proprement parler... dans l'histoire même de l'Angleterre pour essayer de retrouver une trace de cet épisode dans lequel Alexandre Dumas lui-même s'il en avait eu connaissance aurait fort bien pu faire jouer un de ses trois vaillants mousquetaires, vingt ans après, tandis qu'ils assistaient impuissants à Whitehall Palace à l'exécution du monarque déchu ; enfin, la troisième piste était celle - et non des moins délicates - de l'expertise d'art sensu stricto... en bref, il me fallait premièrement retrouver l'auteur de cet emprunt forcé à la Couronne d'Angleterre : celui-là même qui en janvier 1649 sauva (sic) des griffes des méchants parlementaires de la chambre basse ce remarquable portrait de Charles 1er et le préserva ainsi (re-sic) d'une seconde mort assurée !... deuxièmement il me fallait retrouver une preuve historique de ce méfait : quelque rapport (ou calendar, dans la langue de Shakespeare) des émissaires du roi lancés à ses trousses ce jour là... ou quelque récit (qui se dit diary - si ! si ! je vous l'assure - dans la langue de William ) de l'époque qui rapporterait les scènes de profanation, de dégradation et de pillage mises en oeuvres par les fanatiques qui avaient littéralement envahi Whitehall Palace en cette occasion !... troisièmement il me fallait mettre un nom sur l'auteur de ce portrait... justifier son attribution... et si possible prouver que ce tableau était bien dans la collection de Charles 1er, en lieu et place, exactement tels que les évènements de cette histoire secrète nous sont relatés sur ce parchemin... élémentaire mon Cher Watson ! (bis repetitas) Isn't it ?
Texte de Xavier de Harlay
PS En attendant que je finisse un jour enfin d'écrire cette " histoire secrète ", vous pouvez d'ores et déjà aller lire utilement l'article intitulé :
" The King's head - ou l'effigie du Roy "
23:40 Publié dans HISTOIRE de TABLEAU | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nec aspera terrent, enquête, proximité, policière, expertise, whitehall palace, xavier de harlay










Les commentaires sont fermés.