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20 janvier 2007

CHERCHEUR d'ART (2)

 

" Il y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements " (Honoré de Balzac)

 

   Il n'y a pas de chasse au trésor sans carte du trésor... et - disais-je donc en préambule - un mystérieux parchemin se trouvait épinglé au dos du tableau... c'est à vrai dire ce parchemin bien plus que le discours convenu et subjectif de mes hôtes déjà mille fois entendu par ailleurs : " ... ce tableau est dans notre famille depuis toujours, Cher Monsieur, c'est un tableau de maître... un authentique Jean Barbouye-Latoyle (sic) m'a toujours affirmé mon grand-père qui était... " Bref, tout cela pour vous faire comprendre que c'est bel et bien ce parchemin qui me mit littéralement la puce à l'oreille... ou plutôt devrais-je dire : le moucheron dans l'oeil...

 

 

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  Charles 1er d'Angleterre

 

 

 Néanmoins, avant de rentrer dans le vif du sujet... je me dois de vous faire ressentir - si tenté que cela soit dans le domaine du possible sans avoir l'original sous les yeux - je me dois de vous faire ressentir mon impression première sur ce tableau en question ; il m'apparut au premier coup d'oeil fort singulier, et ce pour deux bonnes raisons : tout d'abord, la remarquable force tranquille qui se dégageait de ce visage ; son regard tout à la fois doux et grave révélait indiscutablement une forte influence de Titien... ceux d'entre-vous qui auraient en tête Le Jeune Anglais dit L'Homme aux yeux glauques peint vers 1540 et qui se trouve actuellement dans la Galleria Palatina du Palazzo Pitti de Florence sauront alors parfaitement ce à quoi je veux faire allusion... pour les autres, ce détail n'a pas vraiment d'importance pour la suite de l'histoire, et c'est à présent cette autre raison -qui rendait ce portrait si singulier- qui ne manquera pas cette fois de les interpeler, exactement comme il en fut pour moi au premier face à face... cette marque  au visage - monstrueux mélanome malin dévorant littéralement toute la tempe droite du monarque - cette marque au visage ne pouvait manquer de repousser le regard innocent d'un enfant, ou de provoquer la fascination de celui d'un adulte. Et pourtant, en s'approchant d'avantage de la toile, la surprise ne pouvait manquer de faire place à l'effroi car cette marque n'était pas une monstruosité de la nature... mais en fait une simple monstruosité du temps ! Une simple trace d'effraction circulaire dans la toile... qui faisait d'ailleurs pendant à une autre trace - longitudinale celle-là - à présent bien visible sur la droite du portrait, à hauteur du bas du visage; il est vrai que cette deuxième marque se détachait à peine du brun van Dyck de la couche de fond picturale du tableau et se trouvait donc quasiment invisible à distance règlementaire de la toile...

 

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Texte de Xavier de Harlay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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